Oeuvres d’art hongroises @ Bright Festival 2026

Suivez la lumière

Date: 12 février - 15 février
Heure: 17:30
Lieu:  Institut Liszt Bruxelles
10 Treurenberg, 1000 Bruxelles

Bright Brussels Festival célèbre ses 10 ans du 12 au 15 février 2026 !

Déjà 10 années que Bright Brussels Festival illumine vos soirées d’hiver ! Et pour cet anniversaire, on voit les choses en grand : un parcours lumineux majestueux dans le centre historique de la capitale du 12 au 15 février 2026.

Durant quatre soirées, plus de vingt oeuvres lumineuses et tout autant d’activités scintillantes vous guident du Parc de Bruxelles au Théâtre Royal de la Monnaie en passant par de nombreux sites patrimoniaux. De 18h30 à 23h00, le coeur de Bruxelles se transforme une nouvelle fois en un parcours féérique grâce à la créativité d’artistes belges et internationaux.

En plus de ce parcours hors du commun, partez à la chasse aux bonnes affaires au Bright Brussels Market, amusez-vous avec les plus petits au Bright Brussels Kids et faites une pause gourmande au Bright Brussels Café.

Préparez-vous à vivre un voyage nocturne inoubliable, parsemé de moments poétiques totalement bruxellois !

Crystal Womb de Gábor Kitzinger

Gábor Kitzinger est un artiste vidéo hongrois, diplômé de l’Université d’art et de design Moholy-Nagy (MOME) en 2005. Il est membre du studio visuel hongrois Glowing Bulbs. Il a commencé le VJing au début des années 2000 et a rejoint Glowing Bulbs en 2006 ; ensemble, ils ont conçu plusieurs mappings architecturaux de grande envergure et réalisé de nombreuses performances VJ à travers le monde. Pour ses œuvres vidéo solo, ses clips musicaux et ses shows audiovisuels réactifs au son, il crée des animations 3D abstraites et colorées, tout en exposant fréquemment ses sculptures et peintures stylistiquement similaires.

Pour des exemples de ses projets, veuillez visiter gaborkitzinger.com.
Pour des exemples de ses projets avec Glowing Bulbs, veuillez visiter glowingbulbs.com.

 

Concept

Au centre de cette installation se trouve un bifrustum carré. À l’aide de cet objet géométrique, nous découpons un fragment d’une réalité virtuelle parallèle et le rendons visible dans notre temps et notre espace. Le contenu vidéo généré en direct de cette réalité parallèle est enregistré par huit caméras virtuelles depuis huit angles de vue différents. Les images sont ensuite diffusées sur deux écrans de télévision qui projettent une image sur les huit faces du bifrustum carré, créant ainsi l’illusion d’un hologramme tridimensionnel en lévitation. Cette technique de projection est une adaptation avancée d’un effet scénique victorien appelé hologramme Pepper’s Ghost.

Lors d’une représentation intime la veille de Noël 1862, le professeur John Henry Pepper étonna un groupe de Londoniens en faisant apparaître sur scène un squelette doté d’une étrange qualité transparente. Le procédé n’était pas entièrement nouveau : Giambattista della Porta avait déjà mentionné ce phénomène dans son ouvrage du XVIᵉ siècle, Magia Naturalis (Magie naturelle). L’idée consistait à faire apparaître un objet placé derrière une personne comme s’il se trouvait devant elle. Pepper s’associa à un ingénieur, Henry Dircks, afin de rendre l’illusion plus facilement adaptable à la scène : ils placèrent ainsi l’acteur dans la fosse d’orchestre, inclinèrent une plaque de verre à 45 degrés vers le public et ajustèrent simultanément l’inclinaison de l’acteur sur une planche afin qu’il puisse être plus aisément dissimulé.

L’expérience du visiteur est bipolaire, car l’installation est divisée en deux phases totalement distinctes. Observée à distance, elle présente dans le bifrustum une simulation de particules troublante, rapide, vive et clinquante, accompagnée d’un design sonore fort et bruyant. Cependant, en s’approchant de l’installation et en interagissant avec le capteur de mouvement de la main (Leap Motion), on peut commencer à interagir avec l’objet. À ce moment-là, le nuage chaotique de particules se dissout soudainement, laissant apparaître un embryon humain à maturité. Celui-ci semble d’abord nerveux et tremblant, mais si l’on reste suffisamment longtemps, il se calme, ouvre les yeux, commence lentement à suivre les gestes de notre main et entre en interaction de manière non verbale. Le premier geste de la main interrompt immédiatement le bruit perturbant de la phase précédente, remplacé par un son ambiant apaisant que l’on peut également contrôler via le capteur.

La phase des particules chaotiques représente le chaos, la solitude, la désolation et la destruction, tandis que la phase de l’embryon représente l’innocence, la fragilité, un nouveau départ et une forme d’état pur et non corrompu. Si l’on cesse d’interagir avec l’installation, l’embryon devient nerveux et se tortille rapidement jusqu’à ce que le système de particules chaotiques reprenne le dessus, nous ramenant ainsi à la phase perturbante.

L’installation nous encourage à prendre soin de l’embryon et à l’empêcher de redevenir une entité chaotique et bruyante. Plus longtemps nous interagissons et le gardons virtuellement « au chaud » avec nos mains, plus il réagit à nos gestes et commence à apprendre son environnement. L’installation plonge le visiteur dans un état mental de grande empathie.

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14 février 2026 - 18h30 - La lumière comme médium artistique – le Light Art Course de MOME

À l’occasion du Bright Festival Brussels, László Zsolt Bordos présente le Light Art Course, programme qu’il a fondé en 2021 à la Moholy-Nagy University of Art and Design (MOME) à Budapest. La conférence offre un aperçu d’un enseignement unique combinant histoire du light art, sciences de la perception et pratique des technologies contemporaines telles que le mapping vidéo, holographie, les systèmes LED et laser. Le cours explore la lumière comme médium artistique autonome au cœur des pratiques du XXIᵉ siècle.