Ars Musica Festival

Date: 13 novembre - 15 novembre
Lieu:  En ligne
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Ars Musica Festival

Ars Musica Festival

SPHÈRES CROISÉES - EN LIGNE DÈS LE 13/11

PROGRAMME
Mystérieuse Mélisande - Création à partir de Misterioso de Theolonious Monk - Stéphane Orlando
And now joy came at last - Création à partir de Homecomings de Philip Catherine - Marc Marder (1955)
MLK - Création à partir de O King de Luciano Berio - Bo Van der Werf
A poison tree - Création à partir du 2e mouvement de Sippal, dobbal, nadihegedüvel, György Ligeti - Benjamin Sauzereau

EN LIGNE DÈS LE 13/11 SUR YOUTUBE

Ensemble Musiques Nouvelles
Jean-Paul Dessy (direction musicale)
Veronika Harcsa (voix)
Benjamin Sauzereau (guitare)
Bo Van der Werf (saxophone barytonclarinette basse)
Nathan Wouters (contrebasse)

Sphères croisées
1948 : Le vibraphoniste Milt Jackson, sur un album à son nom, joue Misterioso de Thelonious Sphere Monk, morceau d’une incroyable modernité.
Dix ans plus tard, ce morceau donne son titre à l’album Misterioso, cette fois enregistré par Thelonious Sphere Monk lui-même, et ce dans une version plus radicale d’influence hard bop.
Selon le producteur du disque, le titre Misterioso, tel qu’orthographié, faisait allusion à la fois à « mist » (qui signifie « brume ») mais également à « mystère », deux termes qui, pour l’audience de l’époque, évoquaient l’aspect énigmatique de la musique et le personnage même de Monk.
A l’occasion de ce concert, cette œuvre sera également revisitée par Stéphane Orlando, dans son propre langage, pour en offrir une version personnelle et singulière.

1968 : Création de O King, de Luciano Berio, pour mezzo-soprano et cinq instruments.
De cette magnifique composition marquée d’une sensibilité à fleur de peau, Luciano Berio nous dit ceci : « Composée en 1968 pour mezzo-soprano, flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano, « O King » rend hommage à la mémoire de Martin Luther King. Le texte est constitué simplement par l’énonciation du nom du martyr noir. Les mots et leurs composants sont soumis à une analyse musicale, elle-même partie intégrante de la structure générale de la pièce. La voix énonce les différents éléments phonétiques du nom qui est peu à peu reconstitué, jusqu’à la fin: »O Martin Luther King » ».
Bo Van der Werf s’inspirera de cette oeuvre marquante de la musique du XXe siècle pour la revisiter en y introduisant ses idiomes jazzistiques.

1975 : Philip Catherine publie Guitars, album dans lequel on retrouve Homecomings, une composition chantante qu’il joue en cette occasion à la guitare électrique, mais que deux ans plus tard il interprétera dans une version acoustique avec Larry Coryell sur l’album Twin-house.
La belle virtuosité de Philip Catherine, conjuguée à la sensibilité d’un compositeur, a donné naissance à une mélodie pure et simple que l’on pourrait presque qualifier de pop, dans un contexte néanmoins jazz. De fait, le thème de cette composition invite à la liesse là où Misterioso invite au mystère.
Homecomings est la pièce que Marc Marder revisitera, esquissant avec finesse une écriture inventive et respectueuse.

2000 : György Ligeti compose un cycle en sept mouvements : Síppal, dobbal, nádihegedűvel (« Avec sifflets, tambours, violons »), œuvre passionnante dont il nous dit : « C’est un cycle de sept mélodies hongroises pour mezzo-soprano grave et quatre percussionnistes, dont l’ensemble d’instruments variés inclut aussi des instruments non percussifs tels des flûtes à coulisse et des harmonicas chromatiques. Comme souvent auparavant, j’ai choisi de mettre en musique des poèmes de Sándor Weöres, le grand poète hongrois du XXe siècle. Il était un virtuose de la langue hongroise unique en son genre et ses thèmes poétiques s’étendent du trivial, même obscène, en passant par le sarcasme et l’humour, jusqu’à la tragédie, le désespoir, et incluent même des légendes et mythes artificiels ».
C’est Táncdal (« Chanson de danse »), 2e mouvement de ce cycle, que Benjamin Sauzereau revisitera par le biais du jazz afin de nous en faire entendre sa propre version.

WHITE MAN SLEEPS - EN LIGNE DÈS LE 15/11

PROGRAMME
String quartet n°1 - Kevin Volans
Fronds - Alison Isadora
"... I will see a rose at the end of the path..." - Alexander Raskatov

EN LIGNE DÈS LE 15/11 SUR YOUTUBE

Quatuor Amôn : Aymeric de Villoutreys, Anne-Gabrielle Lia-Aragnouet, Eva Pusker, Julien Poli

White Man Sleeps
Composé en 1982, White man sleeps est une passerelle esquissée par le compositeur Kevin Volans entre culture africaine et européenne.
Cette œuvre du compositeur sud-africain est devenue, au fil du temps, une pierre angulaire du répertoire pour quatuor, et notamment lorsqu’il fut fixé sur disque par un certain quatuor Kronos…