Moment intemporel par Marika Száraz

Date: 16 mars - 29 avril
Lieu:  Institut culturel hongrois á Bruxelles
Treurenberg 10, 1000 Bruxelles
Reflections

Reflections

À partir de 1968, elle a travaillé à la Compagnie d'arts appliqués à Budapest en tant que licière, réalisée des tapisseries selon les cartons d'Endre Domanovszki et Gyula Hinz. Elle s'est installée à Bruxelles en 1975, où elle a étudié la sculpture et la restauration textile, puis elle a obtenu un master à l'ENSAV de la Cambre. Elle a terminé ses études à l'Université John Fitzgerald Kennedy de San Francisco avec une bourse belge.

L'expérience de tissage de tapisserie a influencé Marika Száraz toute sa vie créative et au cours de ses années universitaires : la relation entre la forme de l’œuvre et sa surface est devenue son principal sujet de recherche. Elle a expérimenté une nouvelle technique qui permet de modifier la forme de la tapisserie dans une infinité de possibilités, à la fois arrondies ou carrées. En changeant les formes, les lignes parallèles des fils de chaîne changent aussi de direction et créent de nouveaux plans ; de par la réflexion de la lumière, ces plans acquièrent des couleurs métamorphosées.

 

 

« La création et la réalisation, deux étapes séparée et interdépendants. Une phase de travail conduit vers l'autre. La curiosité s'éveille, je pose de nouvelles questions, chaque étape me révèle une nouvelle inconnue. »

Tapestry 2

Tapestry 2

«Le processus de tissage est un moment hors du temps qui n'a ni début ni fin. Il est linéaire, une ligne donne naissance à l'autre. Les mouvements monotones et rythmiques de se fondent dans le présent, le monde qui m'entoure s'estompe, mon état de conscience change, il me détourne vers un plan plus éloigné en dehors du temps et de l'espace, je m'élargis. Mes pensées, mes émotions sont intégrées et je rentre en symbiose avec le matériel. La création linéaire et les formes géométriques noires rappellent quelque part un phénomène communicatif ou écrit, entre un monde abstrait et la réalité de la matière, un langage universel. L'essence de l'expression est la complexité de la simplicité. Nombreux artistes qui, en s'efforçant plus loin que la représentation, recherchent l'infini par motivation intérieure et veulent le présenter à leur manière. Ce qui ne peut être exprimé autrement, mais en simplifiant les éléments jusqu'à ce que nous arrivions à la dernière possibilité. Et sous cette forme infiniment simplifiée, nous voyons tout à coup ce que nous ne pouvons plus simplement dire, ressentir.»

Like a bridge over

Like a bridge over

En raison des mesures actuelles, nous ne pouvons plus organiser des visites guidées jusqu'au 25 avril.

L'exposition est ouverte
du lundi au jeudi de 10h à 17h (dernière entrée à 16h30),
et le vendredi de 10h à 15h (dernière entrée à 14h30)

Visites uniquement sur inscription: info@bmki.be